Kim Dee

Ton style musical se rapproche beaucoup du Jazz, mais parfois aussi un peu du Hip Hop et de la Soul Quelles sont tes influences musicales ?

Mes influences musicales sont assez larges à vrai dire. Enfant, j’ai été baignée dans le jazz et l’afrobeat mais j’ai écouté beaucoup de soul, de rnb, de gospel et de hip hop. C’est un peu sur cette base (musique afro américaine) que j’ai forgé mon style après j’aime la musique en général et suis très ouverte aux autres styles comme la drum & bass et le rock. Après, ayant fait des études de classique j’ai aussi été en contact avec ce style et notamment avec le violoncelle, c’est un répertoire que j’aime beaucoup écouter et jouer. J’aime utiliser l’approche expérimentale de la musique contemporaine.

Le violoncelle n’est pas un instrument très commun dans les musiques actuelles. Pourquoi cet instrument ? As tu d’abord commencé le chant ou joué d’un instrument ? 

Effectivement le violoncelle n’est pas très commun même si je remarque beaucoup de jeunes artistes depuis quelques années (souvent des femmes) l’utiliser en musique actuelle.

A l’origine je suis vraiment chanteuse mais j’ai commencé très jeune à jouer un instrument. Je ne pourrais même pas vous dire quand est-ce que j’ai commencé à chanter tellement ça fait partie de moi. J’ai commencé à jouer du violon à 5 ans mais c’était le violoncelle que j’avais choisi, c’était en quelque sorte mon instrument de prédilection. Malheureusement, je n’ai pas commencé à en jouer avant l’âge de 15 ans, j’ai arrêté vite le violon pour jouer de la clarinette, mon premier vrai instrument que j’ai appris pendant 8 ans au conservatoire. 

Je ne dissocie pas voix et instrument car j’utilise la voix comme j’utiliserais une clarinette ou un violoncelle. Je me sens vraiment chanteuse et instrumentiste, c’est d’ailleurs pour ça que je m’accompagne moi même. 

Pourquoi as-tu choisi de participer à Icart sessions ?

J’ai connu ICART SESSIONS grâce à un concert que j’ai fait. En discutant avec une personne du public elle m’a parlé de ce tremplin et m’a encouragé à postuler et, c’est ce que j’ai fait. Comme je souhaite me professionnaliser, pour moi ICART SESSIONS était un moyen de rencontrer des professionnels et d’avoir un retour sur mon projet, voir où j’en suis. Aussi jouer au Bataclan m’a beaucoup attiré, je me suis dis que peut importe ce qui se passera, ça sera une belle expérience musicale et humaine :).

Tu es actuellement en train de récolter des fonds pour la production de ton EP « Naked ». Peux-tu nous le présenter ? Que représente-t-il pour toi ?

Mon crowdfunding s’est terminé le 6 février et, j’ai fait appel aux dons pour pouvoir finir la production et la promotion de mon premier EP. Produire un EP de manière professionnelle demande beaucoup d’investissement dont une part financière non négligeable notamment pour le côté visuel et le support physique.

Mon EP Naked est un point de départ pour moi, il représente vraiment une genèse dans le sens où tous les titres qui le compose appartiennent à différentes époques de ma vie jusqu’au jour où j’ai réellement décidé d’accepter qui j’étais et surtout ce que je voulais être : une artiste musicienne.

Il est très intense pour moi, les titres sont tous très intimes mais en même temps parlent de choses universelles (la féminité, le rapport à la société et à l’identité). Il a mis plus de 7 ans de maturation pour être ce qu’il est aujourd’hui donc j’ai vraiment hâte de le présenter et de le faire le mieux possible.

Pourquoi avoir fait le choix d’utiliser le beatbox sur tes compos ?

Le beatbox est arrivé un peu spontanément mais à tout de suite été une évidence. Lorsque j’ai commencé à arranger ma musique, il me manquait une rythmique. Je ne voulais pas de batterie mais quelques chose de plus brut et simple. J’ai d’abord pensé aux percussions mais je n’avais personne. Il se trouve que mon frère Maon, qui m’accompagne faisait beaucoup de beatbox à cette époque, il commençait à faire des championnats, il était vraiment à fond et était déjà très bon. Je lui ai proposé de faire un test sur Trapped et, tout de suite je me suis dis « c’est ça qu’il manquait ». Le beatbox apporte beaucoup d’originalité et de profondeur au projet et se marie à merveille avec ma musique et mon approche. La voix est un instrument puissant, fascinant et tellement complet. Progressivement, j’ai ajouté du beatbox sur un autre titre, puis un autre encore et j’ai commencé à en faire un peu moi même en live puis en 2019,  j’ai proposé à mon frère de rejoindre l’aventure sur scène. Dans la version live de l’EP (NakedLive) encore plus que sur la version enregistrée, je mets en avant ces 2 instruments très organiques et bruts, la voix et le violoncelle, et c’est tout à fait ce que je cherchais sur ce projet. J’ai d’ailleurs enregistré une live session avec 2 voix supplémentaires, je vous invite à la découvrir sur youtube.

Quelle place a pour toi le fait de faire passer un message à travers ta musique ?

La musique est mon moyen de communication le plus évident que ce soit pour transmettre mes émotions ou mes idées. Faire passer un message est fondamental, c’est la base de ce que je fais.

Des dates de concert prévues pour 2020 ?
Pour l’instant quelques unes, le 2 mars je fais la première partie de Avalanche aux Disquaires et le 28 mars je joue à la Scène du Canal.

Une chanson ou un album qui te définirait ?
Ah c’est dur… ca serait plutôt un mélange de plusieurs mais comme ça je dirais l’album Frank de Amy Winehouse <3

Le mot de la fin ? 🙂

Hâte d’être de vous voir sur la scène du Bataclan :D:D